Depuis le 1er avril 2026, une révision du RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques) est entrée en vigueur. Contrairement à la refonte complète de 2020, cette mise à jour cible un point précis mais de plus en plus fréquent : les installations qui combinent panneaux photovoltaïques, batteries domestiques et bornes de recharge pour véhicules électriques.
Ce qui change concrètement
L'arrêté royal du 6 octobre 2025, publié au Moniteur belge le 29 octobre 2025, adapte le RGIE aux installations en courant continu. Concrètement, pour tout bien équipé — ou en cours d'équipement — de panneaux solaires, d'une batterie de stockage ou d'une borne de recharge :
- De nouveaux schémas de mise à la terre en courant continu sont définis (TN-S, TN-C, TN-C-S, TT, IT)
- Un différentiel de type B est désormais exigé, ou à défaut un type A associé à un dispositif RCD-DD intégré
- Les exigences de ventilation sont renforcées pour les locaux contenant un appareil à gaz de combustion (chaudière, chauffe-bain), avec une articulation plus claire avec la norme NBN D51-003
- De nouveaux symboles normalisés apparaissent sur les schémas unifilaires pour le photovoltaïque, les batteries, les bornes de recharge et la domotique
- Lors d'une vente, le délai laissé à l'acquéreur pour corriger les non-conformités relevées passe de 12 à 18 mois après l'acte authentique
- Pour les parties communes de copropriété, la périodicité du contrôle des nouvelles installations passe de 25 à 5 ans
Un rappel utile : quand un contrôle électrique est-il obligatoire ?
Indépendamment de cette réforme, les règles de base du RGIE restent inchangées et concernent tout propriétaire :
- Avant la mise en service d'une nouvelle installation, ou après une modification importante (ajout de panneaux photovoltaïques, d'une batterie, renforcement de puissance)
- Lors de la vente d'un bien
- Périodiquement : tous les 25 ans pour une installation résidentielle, tous les 5 ans pour un usage non résidentiel
Le contrôle est réalisé par un organisme agréé par le SPF Économie. En cas de non-conformité, un rapport détaille chaque infraction avec la référence RGIE correspondante, et une contre-visite est nécessaire une fois les corrections effectuées.
Pourquoi c'est pertinent pour un patrimoine locatif
Si vous envisagez d'équiper un ou plusieurs biens de panneaux solaires ou d'une borne de recharge — une demande de plus en plus fréquente des locataires — c'est le moment d'intégrer ces nouvelles exigences dès la conception du projet plutôt que de devoir corriger après coup. Un contrôle électrique valide est aussi un élément que votre assurance peut réclamer en cas de sinistre d'origine électrique.
Un suivi qui vous simplifie la vie
Corporent coordonne les entretiens obligatoires de vos biens et centralise les attestations — vous n'avez plus à y penser.
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