Depuis le 1er janvier 2026, de nouvelles normes minimales de qualité s'appliquent à tous les logements mis en location dans la Région de Bruxelles-Capitale — qu'il s'agisse de nouveaux baux ou de contrats déjà en cours. Ces règles découlent de l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 30 novembre 2023, qui remplace l'ancien arrêté de 2003 et renforce sensiblement les exigences de sécurité, de salubrité et d'équipement.

Des surfaces minimales revues à la hausse

Le logement doit désormais respecter une superficie minimale calculée selon le nombre d'occupants :

Sécurité : garde-corps et appareils à gaz

Dès qu'un risque de chute de plus d'un mètre existe — escaliers, paliers, balcons, mezzanines, baies de fenêtre accessibles — un garde-corps stable d'une hauteur minimale d'un mètre est désormais obligatoire. Autre changement notable : les appareils à gaz de type B (sans évacuation étanche vers l'extérieur) sont interdits dans les chambres à coucher, pour limiter les risques d'intoxication au monoxyde de carbone.

Équipement : ce qui devient obligatoire

Ces règles s'appliquent aussi aux baux en cours. Contrairement à d'autres réglementations qui ne visent que les nouvelles mises en location, ces normes concernent également les logements déjà loués. En cas de non-conformité constatée après la signature du bail, le locataire peut exiger les travaux nécessaires ou, dans certains cas, la résiliation du contrat avec dommages et intérêts.

Que risque un bailleur en cas de non-conformité ?

Si Bruxelles Logement constate qu'un logement ne respecte pas ces normes, le propriétaire reçoit une mise en demeure avec un délai de 12 mois pour réaliser les travaux (prolongeable une fois). En cas de danger grave pour la santé ou la sécurité, une interdiction de mise en location immédiate peut être prononcée. Les amendes administratives vont de 2 000 € à 25 000 € par logement, et ce montant peut être doublé en cas de récidive dans les deux ans. Une fois les travaux réalisés, une attestation de contrôle de conformité (200 €) est nécessaire pour lever l'interdiction et relouer légalement le bien.

Informations données à titre indicatif sur la base de l'arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 30 novembre 2023 (Moniteur belge du 12 janvier 2024) et de la réglementation en vigueur au moment de la rédaction. Pour une évaluation précise de votre bien, consultez le Code bruxellois du logement ou un professionnel agréé.

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